La fabrique des statues : exposition temporaire

Quels sont les « ingrédients » d’une sculpture au XIXe siècle ? Du plâtre, du bronze, du marbre ?
Pas seulement : à l’époque d’Auguste Bartholdi, la réalisation d’une statue implique de nombreuses étapes et autant de matériaux, de techniques mais aussi d’intervenants.

Loin du mythe romantique de l’artiste créant seul dans son atelier, la pratique de la sculpture est par nature collective, en particulier lorsqu’elle est monumentale. Si le sculpteur peut réaliser seul une esquisse sur le papier, dans la terre ou dans le plâtre, il lui faudra cependant séduire et satisfaire les commanditaires, quitte parfois à modifier son projet. Il aura aussi besoin d’autres techniciens pour transposer le modèle dans un autre matériau et en multiplier les dimensions ou les éditions.

Auguste Bartholdi utilise les méthodes conventionnelles de son temps, bien qu’il ait pu leur donner parfois des proportions extraordinaires, comme dans le cas de La liberté éclairant le monde et du Monument aux défenseurs de Belfort durant le siège de 1870. Le fonds d’atelier légué par sa femme Jeanne-Emilie Bartholdi à la Ville de Colmar, mais aussi de récentes acquisitions, permettent d’illustrer toutes ces étapes et la diversité des médiums qui pouvaient concourir à la réalisation d’une œuvre.