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Florilège d'oeuvres

LA   FONTAINE   "ROESSELMANN"

Créée  en 1883, la Société d’émulation et d’embellissement de Colmar commande à Bartholdi trois nouveaux monuments, dédié chacun à une figure historique de la ville : la fontaine Roesselmann (1888), aujourd’hui place des Six-Montagnes-Noires, le monument Hirn (1894), square Hirn, puis la fontaine Schwendi (1898) place de l’Ancienne Douane.

Le prévôt Jean Roesselmann (Turckheim, ? – Colmar, 1262) s’illustra lors d’un conflit qui opposa Colmar à l’évêque de Strasbourg. et paya de sa vie le salut de la ville (1262).

La fontaine Roesselman

MONUMENT DE STRASBOURG
LA SUISSE SECOURANT LES DOULEURS DE STRASBOURG PENDANT LE SIEGE DE 1870

Inauguré le 20 octobre 1895, le monument commémore l’action humanitaire des villes de Berne, Zurich et Bâle qui négocièrent, en 1870, la libération des femmes, enfants et vieillards retenus dans Strasbourg assiégée par l’armée prussienne. Le groupe sculpté comprend huit figures. Disposées face avant du monument, les quatre figures allégoriques principales symbolisent la Ville de Strasbourg (le personnage féminin central) et l’Innocence (l’enfant nu), placées par la Charité (l’ange) sous la protection de la Suisse (le personnage féminin de droite) qui les accueille sous l’égide de la Croix Rouge. Elles dissimulent les quatre figures disposées face arrière du monument : un adolescent blessé ; une mère et ses deux enfants.

La Suisse secourant les douleurs de Strasbourg pendant le siège de 1870

MARTIN SCHONGAUER (sculpture)

Réduction en bronze de la statue du peintre et graveur Martin Schongauer (Colmar v. 1450 – Breisach 1491) ornant la fontaine monumentale située dans le cloitre du musée Unterlinden jusque dans les années 1950.

Martin Schongauer (sculpture)

FONTAINE BRUAT - Tête de femme - L'Océanie 

Des quatre figures allégoriques du monument Bruat détruit en septembre 1940 par l’occupant, seules les têtes ont pu être sauvées. Le modèle qui posa pour l’Océanie n’est autre que l’arrière-grand-mère d’Yves Saint-Laurent.

Une des quatre figures allégoriques du monument Bruat - L'Océanie

LE LION DE BELFORT

Le Lion de Belfort naquit dans le contexte de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, et suite à la décision, prise par la municipalité de Belfort le 5 décembre 1871, d’élever un monument commémoratif des victimes du siège de la place contrainte de capituler au terme d’une résistance de 103 jours (3 novembre 1870 – 13 février 1871). Bartholdi, auquel l’on s’adressa en dernier recours, soumit alentour le mois de mars 1872, le projet d’un mémorial qui ne correspond en rien à l’idée que s’en étaient forgés les élus et que quelque cippe, stèle ou colonne, dressé dans "le pré Gaspard" (futur cimetière des Mobiles), aurait fort convenablement traduite. A la stupéfaction du conseil municipal, l’artiste leur offre de sculpter en contrebas du rocher de la citadelle, un lion colossal et "terrible". Ce premier LION, orienté vers la droite, est représenté accroupi, poitrail et tête redressés, tournés vers la gauche d’une forte torsion, gueule ouverte et crocs découverts. Au cours de l’année 1873, Bartholdi remanie son projet initial et conçoit quatre nouvelles figures de félins (projets B – C - D et E). Le projet E, savoir un LION couché en sphinx, préfigure celui qualifié par l’artiste de "Premier modèle d’étude" (1874) - voir maquette in vitrine - lequel aboutira au "modèle définitif", mis en chantier à compter du mois de janvier 1875.

Le Lion de Belfort mesure 11 mètres de hauteur et 22 mètres de largeur. Il est constitué de blocs de grès sculptés et jointoyés au mortier de ciment. La sculpture n’est pas en ronde-bosse, c’est-à-dire en trois dimensions : en effet, il est impossible d’en faire le tour. La face arrière du monument n’est pas sculptée. Il s’agit d’un fort haut-relief appliqué contre la paroi, préalablement aménagée, de la falaise.

LES  SEPT  SOUABES

La légende des Sept Souabes est l’un des récits populaires allemands recueillis par Ludwig Bechstein dans son Märchenbuch (Livre des contes), fort célèbre outre-Rhin. L’histoire est celle de sept naïfs villageois qui, désireux de se couvrir de gloire par un exploit digne des travaux d’Hercule, résolurent d’occire le monstre affreux qui, se persuadèrent-ils, semait l’épouvante dans les campagnes environnantes. Armés d’une longue pique, ils partent affronter le dragon : Soudain, ô terreur ! deux oreilles se montrent derrière un buisson : celles d’un… lièvre, qui détala bien vite. Déconfits, les compères s’en retournèrent en leurs logis, où ils furent très mal accueillis par leurs femmes. Bartholdi possédait un exemplaire de la 12e édition du Märchenbuch, parue à Leipzig en 1853, qui est aussi et surtout la première, illustrée de 174 gravures sur bois d’après les dessins de Ludwig Richter (Dresde, 1803 - 1884), un représentant majeur de l’art graphique du romantisme allemand. La sculpture de Bartholdi reproduit, en ronde-bosse, certes avec des variantes dans les détails, la gravure de Richter illustrant le conte des Sept Souabes.

Les sept Souabes

LA STATUE ÉQUESTRE DE VERCINGÉTORIX

Maquette pour le monument à Vercingétorix situé place de Jaude à Clermont-Ferrand. Bartholdi représente le fougueux chef des Arvernes à cheval, terrassant un soldat romain.

La statue équestre de Vercingétorix

LA CALIFORNIE DE JADIS et la Californie nouvelle

Deux tableaux exécutés suite au premier séjour de l’artiste aux Etats-Unis (1871). La Californie de jadis représente une scène tragique de la « Ruée vers l’or ». La Californie nouvelle chante les vertus du travail aux champs.

La Californie de Jadis

 

La Californie nouvelle

BUSTE DE EDOUARD [DE] LABOULAYE

Edouard René Lefebvre de Laboulaye (Paris, 1811 – 1884), publiciste, historien, littérateur, homme politique fut le premier des présidents du « Comité français » de l’Union Franco-Américaine et fort vraisemblablement son initiateur. Libéral, grand connaisseur des institutions étasuniennes, convaincu de l’indéfectible fraternité qui liait la France et l’Amérique, il aurait évoqué, dès 1865 – selon Bartholdi qui rapportera le propos – la nécessité d’une étroite collaboration des deux nations, si jamais le centenaire de l’Indépendance des Etats-Unis (1876) devait être marqué par l’érection d’un monument commémoratif. Toujours est-il, qu’il apporta au projet de Bartholdi, lorsque ce dernier eut esquissé la future « Statue de la Liberté » (1869-1870), un soutien assidu, aussi indispensable qu’efficace.

Buste de Edouard de Laboulaye